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(rfi.fr)Covid-19: au Brésil, le rapporteur de la commission d’enquête promet un rapport «chirurgical».

 (rfi.fr)Covid-19: au Brésil, le rapporteur de la commission d’enquête promet un rapport «chirurgical».

Jair Bolsonaro est régulièrement critiqué pour avoir sous-estimé la gravité de la pandémie de coronavirus. Le Brésil devrait franchir la barre des 400 000 morts du Covid-19 ces prochains jours. La commission d’enquête sur la responsabilité de l’exécutif est entrée en fonction.  Publicité

Le Sénat brésilien commence son enquête sur la gestion de la crise par le président Jair Bolsonaro. Situation embarrassante à un an de la présidentielle. Le dirigeant d’extrême droite est accusé par beaucoup d’avoirs sous-estimé la crise sanitaire. Il a rejeté dans un premier temps le confinement, le port du masque et même les vaccins et vanté les mérites de médicaments jugés inefficaces par les spécialistes, comme l’hydroxychloroquine.

Le Brésil est aujourd’hui l’un des pays les plus endeuillés au monde. La commission d’enquête, instaurée pour un mandat de 90 jours renouvelables, va se pencher sur d’éventuelles « omissions » du gouvernement. Elle ne débouchera pas forcément sur une condamnation mais elle peut avoir des conséquences politiques à l’approche de la présidentielle, l’an prochain, comme l’explique à RFI Claudio Pereira Neto, avocat constitutionnaliste.

« L’objectif de la commission est d’acheminer ses résultats au parquet afin que celui-ci propose ensuite une procédure criminelle. Mais les pouvoirs de cette commission sont d’abord d’investigation. Nous n’aurons pas, à l’issue des travaux, une condamnation du président Bolsonaro pour des crimes de responsabilités. La commission d’enquête ne peut pas être confondue avec une procédure de destitution.

Mais au niveau politique elle a une forte influence dans ce sens-là. C’est arrivé ainsi pour la destitution de l’ex-président Collor (en 1992 NDLR). Les informations recueillies pendant les investigations de la commission ont donné des éléments à l’instauration de la procédure d’impeachment de Fernando Collor. Donc, cette commission du Sénat a un grand potentiel d’influence, et de manière décisive à une future procédure d’impeachment de l’actuel président Bolsonaro », a expliqué l’avocat constitutionnaliste à Raquel Miura, correspondante de RFI à Brasilia.

Un rapport « chirurgical »

Seuls quatre des 11 membres de la commission parlementaire sont considérés comme proches du gouvernement. Renan Calheiros, un des caciques du Sénat, a été nommé rapporteur de la Commission, malgré une tentative d’une élue proche de Bolsonaro de l’écarter du poste, et il a promis un rapport « chirurgical » sur les errements du gouvernement.

L’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, candidat non encore déclaré, mais déjà donné vainqueur au second tour du scrutin de 2022 par une enquête d’opinion, qualifie le président brésilien de « génocidaire ». Avec près de 400 000 décès du Covid-19, le Brésil est le deuxième pays le plus endeuillé au monde après les Etats-Unis. 

► À lire aussi un entretien avec Frédéric Louault, professeur à l’Université libre de Bruxelles et vice-président de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes:Commission d’enquête sur le Covid-19 au Brésil: Bolsonaro va devoir «rendre des comptes»

kadi

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