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(rfi.fr)Procès «cocaïne» au Bénin: l’affaire renvoyée au 5 août

 (rfi.fr)Procès «cocaïne» au Bénin: l’affaire renvoyée au 5 août

Ce jeudi 15 juillet s’est ouvert à Cotonou le procès dit « cocaïne », qui fait suite à une saisie record de drogue, dans un conteneur le 18 mai dernier, dans le port de Cotonou. Le patron de la brigade des stupéfiants et 11 autres complices sont impliqués. Mais le parquet a demandé à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) de se déclarer incompétente.

Deux mois après la saisie de 145 kg de cocaïne dans un conteneur au port de Cotonou, le procès de douze personnes s’est ouvert ce jeudi à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).

Mais le parquet a demandé à la Criet de se déclarer incompétente, car c’est la chambre correctionnelle de la Criet qui était saisie, et non la chambre criminelle. Or les faits principaux relèvent bien de crimes et non de délits, estime le parquet.

Le juge a donc renvoyé l’affaire au 5 août, date à laquelle il se prononcera sur sa compétence. Soit il conservera le dossier, soit il le renverra vers une commission d’instruction qui décidera de le confier à une autre chambre. En attendant, les 12 prévenus restent en détention.

Le chef de l’Ocertid sous les verrous

Le conteneur rempli de cocaïne se trouvait dans un lot de 20 conteneurs de sucre en provenance du Brésil et arrivé à Cotonou après un crochet par l’Espagne. Parmi les personnes arrêtées, quatre employés de Bénin Terminal, filiale du groupe Bolloré, deux de l’armateur MSC, et d’autres d’entreprises de manutention et de transit. 

On y trouve également des ressortissants nigérians, suisses, français et italiens. L’homme d’affaires Séraphin Yeto, PDG du groupe Sominex, et le commissaire Constant Badé, chef de l’Ocertid, l’unité de police anti-drogue, sont aussi placés sous les verrous. On lui reproche d’avoir rendu son passeport à l’importateur français et vendeur de ces conteneurs, qui a ensuite quitté le pays, et d’avoir libéré les conteneurs alors que l’enquête était encore en cours.  

Il est poursuivi pour « abus de fonction et complicité ». Il assure avoir reçu l’autorisation du procureur de la Criet, met en avant son parcours sans tâche – il devait prendre un poste à l’ONU à Bangui début juillet.. Son défenseur espère un renvoi en instruction vers une juridiction classique.

De leur côté, les avocats des employés de Bénin Terminal assurent que le gestionnaire du port n’a fait qu’exécuter les ordres des autorités, et qu’un procès rapide aboutira à un non-lieu.

houssainatou

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