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By SAtercom - Guinée

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(Reseauinternational)Une élection qui sonne le glas des partis politiques

 (Reseauinternational)Une élection qui sonne le glas des partis politiques

Dans son discours prononcé à Bruneval le 31 mars 1947, le général de Gaulle tenait, devant plusieurs milliers de personnes, les propos suivants :

« Le jour va venir où, rejetant les jeux stériles (des partis politiques) et réformant le cadre mal bâti où s’égare la nation et se disqualifie l’État, la masse immense des Français se rassemblera sur la France ».

Ce jour semble venu.

Les résultats des élections régionales sont sans appel. Les Français ne veulent plus de ce système dans lequel les partis politiques, au travers des multiples instruments de filtres et de contrôle que sont les commissions d’investitures, imposent les candidats de leur choix, souvent désignés par des critères qui n’ont rien à voir avec le service des citoyens qui devrait être leur unique préoccupation.

Et cela, les Français l’ont clairement exprimé par une abstention massive le dimanche 20 juin, à l’occasion des élections régionales.

Mauvaise date

Déplacées dans le temps du mois de mars, durant lequel elles auraient dû se tenir, au mois de juin, elles se trouvaient alors dans le champ gravitationnel de l’élection présidentielle de mai 2022, et cela n’était pas sans conséquences.

Prévue pour déterminer les personnes qui allaient se trouver en charge de l’administration de nos régions, dans un domaine de compétences très strictement limité de par le pouvoir exécutif national, la campagne électorale eut un déroulement faussé par l’épidémie qui s’était répandue depuis le mois de mars 2020.

Un résultat non prévu pourtant prévisible

Les contacts entre électeurs et candidats se réduisirent à leur plus simple expression et ne permit guère aux premiers de faire connaissance avec les seconds. C’était une sorte de « chèque en blanc » que les différents partis politiques demandaient qu’on veuille bien leur signer, persuadés que les électeurs voteraient par discipline de parti et non par choix personnel.

Une campagne outrancière de sondages, ne mentionnant souvent que le parti d’origine au détriment des personnes candidates, acheva cet « anonymisation » du produit proposé à la vente…

Le résultat fut une abstenions-record, au-delà de tout ce qui était pensable. Et, seconde conséquence, les électeurs votèrent pour ceux qu’ils connaissaient, c’est-a-dire les sortants.

Un jeu faussé

Cajolé par des sondages le donnant de mieux en mieux placé, le Rassemblement national humait déjà l’air de la victoire qui semblait se préciser de jour en jour, pensant qu’il allait franchir une étape dans la course vers l’Élysée. Plusieurs régions semblaient acquises, ou en passe de l’être et cela allait permettre de crédibiliser les capacités de gestion de collectivités importantes, souvent mises en doute par ses adversaires. On comprend leur stupeur, pour ne pas dire leur désarroi, à l’annonce des résultats, qui mettaient un coup d’arrêt aux rêves de victoire. Pour faire bonne figure, il fallait trouver une explication qui, naturellement, ne devait mettre en cause ni le parti, ni son fonctionnement. Ce furent donc les électeurs qui portèrent le chapeau. Ceci rappelait un petit côté Berthol Brecht, qui, constatant l’échec du Parti Communiste, proposait de « dissoudre le peuple » qui n’avait pas réagi comme il aurait dû le faire…

Dans l’esprit de ces bonnes âmes, il apparaissait impensable que leurs électeurs les aient abandonné, persuadés qu’ils étaient d’avoir tout fait pour eux. Ne s’étaient-ils pas dédiabolisés, lissé toutes leurs aspérités, châtié les comportements non politiquement corrects, écarté tous ceux qui n’étaient pas « dans le droit-fil » de la pensée aseptisée, sésame incontournable devant ouvrir la porte de l’Élysée ?

Seule explication possible : ils avaient simplement oublié d’aller voter.

D’où la remontrance à peine voilée : on passe l’éponge pour ce soir, mais gare à vous si vous récidivez dimanche prochain ! On peut douter de l’efficacité…

Une autre approche eut été possible, celle de la prise en compte de la situation. Une sorte de « je vous ai compris » il est vrai peu usitée car porteuse de trop mauvais souvenirs. Hypnotisés par les mauvais chiffres, il était plus simple de comparer les résultats à ceux de 2015 afin de se persuader que rien n’était joué et qu’il suffisait de faire voter l’électorat d’il y a six ans pour rétablir la situation.

De Gaulle disait « qu’il n’y avait pas de pire déformation de l’esprit que de voir les choses non pas telles qu’elles sont, mais telles qu’on voudraient qu’elles soient. »

Les autres partis ne sont pas mieux

Les autres mouvements politiques auraient cependant tort de se réjouir. Leur santé n’est pas meilleure.

Sur le papier, certains remportent des succès quasi-inespérés, mais ce qui vaut pour le RN est également valable pour eux. Aucun ne réalise une percée mémorable et abstentionnisme semble avoir sévi d’une façon uniforme. Cela n’affecte pas les pourcentages, car personne ne veut se hasarder à remarquer que, une fois pondérés par l’effet de l’abstention, les chiffres des suffrages exprimés sont tellement bas que se pose en filigrane le problème de la démocratie. Un seuil quelquefois inférieur à 10% peut-il légitimement permettre d’exercer le pouvoir sur une collectivité ?

Il est toujours possible d’interpréter notre Constitution en disant qu’il n’existe pas de nombre d’électeurs requis, et que seul le critère majoritaire est à prendre en compte, la réalité se manifestera tôt ou tard. Notre Constitution ne permet pas, (pas plus que tout autre texte ayant reçu l’approbation de l’immense majorité des Français, ce que de Gaulle évoquait en demandant « un OUI massif ») de gouverner sans une réelle adhésion populaire.

On peut, bien sûr, jouer le cynisme des textes, mais pour combien de temps ?

L’abstention, signe avant-coureur du soulèvement ?

La désaffection de nos concitoyens pour la chose politique ne signifie pas qu’il ne se préoccupent pas de l’avenir de la France. Bien au contraire, ils manifestent de plus en plus de doutes sur la capacité des dirigeants à stopper le déclin de la France. Ils ne leur font plus confiance et sont de plus en plus nombreux à l’exprimer. Ils ne veulent plus des discours creux et lénifiants et ne pardonnent pas les trahisons qu’ils ont subi depuis tant d’années. La confiscation du référendum de 2005, supplantée par le tour de passe-passe du traité de Lisbonne de 2008, leur à montré combien le peuple était quantité négligeable et comment on pouvait le duper. Ceux qui ont fait cela devront tôt ou tard rendre des comptes.

Pendant des décennies, on leur a vendu que l’avenir de la France passait par l’intégration européenne, elle-même appartement témoin de la mondialisation heureuse. La majorité d’entre-eux n’y croient plus.

Revenir au fonctionnement « normal » de la Véme République

L’acte majeur est l’élection présidentielle. On dit souvent que cela doit être une rencontre entre le peuple et la personne qu’il choisira pour diriger le pays. Ce ne peut-être qu’une relation de confiance établie entre les deux, sans intermédiaire. En interposant les partis, cela a faussé cette relation. Certains d’entre eux, comme le RPR, renommé UMP (signifiant au départ Union pour une Majorité présidentielle) avant de devenir LR, ayant perdu par deux fois les élections présidentielles, ne trouvent leur cohésion interne que dans l’exercice du pouvoir qui, seul, empêche leur éclatement.

Or, la confiance donnée doit être périodiquement renouvelée, et cette seconde forme de souveraineté du peuple est fondamentale. N’en déplaise aux théoriciens, souvent nostalgiques de la IVe République, ce pouvoir doit être capable de supporter cette remise en question.

La majorité des Français attendent une perspective

Trop d’éléments inquiétants se sont accumulés ces dernières années. Beaucoup de questions, pourtant fondamentales, restent sans réponses. Or, ces réponses sont impératives et de simples pirouettes oratoires ne suffiront pas. La campagne présidentielle qui s’ouvre maintenant sera l’Agora prédestinée pour voir apparaître de nouvelles perspectives et probablement de nouveaux visages qui sauront, au travers des idées qu’ils incarneront, redonner au peuple français sa confiance en lui-même et en son propre destin.

Chaque fois que la France s’est trouvée menacée dans son existence même, les Français ont toujours su trouver en eux-mêmes les hommes et les moyens nécessaires pour faire rebondir ce pays.

houssainatou

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