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By SAtercom - Guinée

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(Guineenews.org)Fermeture des frontières terrestres : le calvaire des passagers et l’enrichissement illicite des FDS

 (Guineenews.org)Fermeture des frontières terrestres : le calvaire des passagers et l’enrichissement illicite des FDS

En fin septembre 2020, le gouvernement guinéen procédait à la fermeture unilatérale de ses frontières avec ses voisins : la Sierra Leone, la Guinée Bissau et le Sénégal. La préservation de la sécurité intérieure est la raison invoquée. Si officiellement les frontières sont fermées, sur le terrain, la réalité est toute autre. A défaut de faire respecter cette décision, les forces de défense et de sécurité mettent l’occasion à profit pour racketter les personnes qui, en pleine brousse, cherchent à joindre l’autre côté de la frontière.Entre la Guinée et ses voisins, il existe plusieurs postes de contrôles. A Koundara, il existe trois postes frontaliers : Kandika avec la Guinée Bissau, Bhoundou Fourdou et Youkounkou avec le Sénégal. Balaki, dans la préfecture de Mali dispose d’un autre poste avec le Sénégal. En plus de ces postes, ils existent plusieurs passages que les motards utilisent pour faire traverser les voyageurs en pleine brousse bien avant la fermeture des frontières. Car les populations des localités le long de ces frontières entretiennent des liens socio-économiques qui leur permettent de vivre de ce que les autres produisent.Interrogé, un élu local de la commune rurale de Balaki explique « ici les communautés de la Guinée et du Sénégal ont développé depuis des années des échanges commerciaux leur permettant de vivre.  Balaki est à plus de 100 kilomètres de Labé.  Et moins de 50 kilomètres des villes du Sénégal.  Il est plus facile pour nous de trouver les produits au Sénégal et au Mali que d’aller à Labé. Nous achetons au Sénégal (dans les villes de Fongolimby et Guemèbè) le sel, les jus de boisson, les glaces, le ciment, l’arachides, le riz et autres».Depuis la fermeture des frontières, les traquasseries se sont multipliées. Un natif de Koubia revenant dans sa voiture de Kédougou au Sénégal explique ce qu’il a vécue « pour rentrer en Guinée, j’ai utilisé la route de Foulaya à Balaki dans la préfecture de Mali. A Foulaya, si vous disposez d’une carte d’identité, vous payez 15000 Gnf. Sans pièce d’identité, les agents vous réclament 30 000Gnf pour traverser le poste. Contrairement à Balaki où si vous présentez votre carte d’identité, ils vous laissent passer. Mais sans carte, vous payez 10 000 Gnf« .Un autre qui a emprunté Kédougou-Mali ajoute «  A la Police de Kédougou côté Sénégal, on fait payer 3000 Fcfa. A Segou 2 000 Fcfa à 3 000 Fcfa et Gadha Lougguel en Guinée les agents vous réclament 30 000 Gnf pour passer« .Mamadou réside à  Casamance, il est fréquent sur la route Guinée-Sénégal « avant, dans les taxis brousse, on payait le transport de Zinginchor à Koundara à 13 500F cfa. Maintenant, le transport par personne est à 45 000Fcfa. Le coût des bagages est passé de 5 500 à 22 500F cfa » explique t-il. Poursuivant, Mamadou ajoute que « les transporteurs embarquent les passagers de Zinginchor pour Diawbhe. Arrivés à Dialadian à la frontière, les passagers sont embarqués sur des motos jusqu’à Koundara« .Selon des informations, pour les passagers qui viennent de la Gambie, le coût du transport pour ceux qui s’embarquent de Bassé pour Labé est passé 15000 Fcfa à 55 000 Fcfa.Du côté de la Guinée Bissau, les passagers passent par Koundara-Saraboïdho- Kandika puis Bourountouma en Guinée Bissau. Mais la situation actuelle oblige les usagers à contourner le poste.  Ce sont les taximotards qui assurent le transport dans la brousse. « Sur ce chemin, des agents de la sécurité ont installé des barrages pour réclamer de l’argent aux passants. Nous faisons payer au passager 16 000 Fcfa (8000 pour le transport et 8000 Fcfa pour les frais aux barrages). Au premier barrage, l’agent réclame 60 000 Gnf, au second on paye 100 000 Gnf, puis nous arrivons en Guinée Bissau« , précise un taximotard.Amadou Tidjane a quant à lui passé sur un autre chemin, il explique  » à partir de Sareboïdho vers le sud, il y a un passage en brousse où des militaires ont établi une base. Là, chaque passant paye 2 500 Fcfa puis traverse un cours d’eau à pieds et retrouve des motards de l’autre rive du côté de la Guinée Bissau pour continuer à Kammadiaba puis Pitch« .Comme on le constate, la circulation des personnes et de leurs biens est effective vers le Sénégal et la Guinée Bissau. Sauf que cette décision du gouvernement guinéen de fermer les frontières contribue à enrichir les agents de la sécurité postés dans ces zones. Une fuite de recettes des caisses de l’État?

houssainatou

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