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By SAtercom - Guinée

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(rfi.fr)Les forces américaines restitueront la base militaire de Bagram aux Afghans.

 (rfi.fr)Les forces américaines restitueront la base militaire de Bagram aux Afghans.

Les forces américaines se retirent progressivement d’Afghanistan. Les États-Unis se sont donnés jusqu’au 11 septembre pour quitter le pays qu’ils ont envahi vingt ans plus tôt au lendemain des attentats contre le World Trade Center. Alors qu’une délégation envoyée par Kaboul à Doha va tenter de relancer les discussions de paix au point mort avec les talibans, les américains enchaînent les étapes de retrait.  Publicité

Bagram, la principale base militaire américaine dans le pays va être restituée dans les prochains jours aux forces afghanes. Située à 50 km au Nord-Est de Kaboul, dans la province de Parwan, la base construite par les soviétiques lors de leur occupation (entre 1979 et 1989) a abrité jusqu’à 30 000 troupes et civils américains et des forces de l’Otan – y compris françaises – au plus fort de leurs opérations, en 2011. Sur place, c’est le grand ménage sur la base militaire. Aucun accès n’est accordé aux journalistes mais RFI a pu se rendre dans le voisinage de la plus grande base américaine en Afghanistan, à la rencontre de la population.

Dans son entrepôt à ciel ouvert, Daoud slalome entre des transformateurs électriques, des ventilateurs cassés, des morceaux de carrosseries blindées, des amas de plastiques estampillés de marques américaines. Tout vient de la base aérienne de Bagram qui se trouve à 500 mètres et qui s’étend derrière des murs anti-explosions surmontés de barbelés. « Ça, ça vient d’une citerne américaine. Voici des climatiseurs américains. Ces climatiseurs coûtent 700 dollars. Comme ils sont cassés, ils ne valent pas plus de 2000 afghanis, 25 dollars. Voilà le travail des américains ! » explique-t-il.

Cela fait 17 ans que Daoud revend ce qui est jeté par les militaires américains. Depuis que les États-Unis ont annoncé le retrait accéléré de leurs troupes, il dit entendre chaque jour des détonations à l’intérieur de la base : « Ils rassemblent tous leurs équipements qui viennent de différentes bases, celles de Kandahar, de Helmand, de Mazar ici à Bagram. Ils les détruisent tous, même ceux qui sont neufs et ils les jettent. »

« Ils détruisent tout pour que nous les Afghans nous ne puissions rien utiliser »

Il lance un regard chargé d’amertume en direction de la plus importante base militaire d’Afghanistan qui se détache sur les montagnes ocres de Bagram. « Ils détruisent tout pour que nous les Afghans nous ne puissions rien utiliser de ce qu’ils laissent ici. Regardez ce qu’ils ont fait en Irak et en Syrie. Quand ils sont partis, ils ont laissé le pays dans une situation terrible. Ils veulent faire la même chose ici. Ils veulent que l’on se retrouve dans le chaos. »

Dans son petit entrepôt, Azim montre des boulons en tout genre récupérés également à l’extérieur de la base militaire. Il a aussi des lits de camp militaires couleur kaki, des frigos qui ne fonctionnent pas, des cordes et de nombreux câbles. « Vous voyez ça c’est pour attacher les sacs de blé par exemple sur les camions, c’est pour le transport de marchandises. On s’en fiche qu’ils partent parce que nous croyons en Dieu. Il nous protégera. Nous avons déjà vécu ça. Avant les Américains il y avait les russes. La situation était très mauvaise. Mais nous avons survécu », dit-il.

Dans la ruelle voisine, les hommes se pressent à la mosquée du village dont les murs et le dôme sont criblés d’impacts. Il y a un an, un kamikaze s’est fait exploser à bord d’un véhicule bourré d’explosifs à l’entrée de la base militaire. Un vieil homme s’approche. Il veut rester anonyme. « En 20 ans ils n’ont pas réussi à apporter la sécurité dans le pays. Nous nous en chargerons mieux qu’eux. Nous ferons face aux talibans, à Daesh, à quiconque. C’est notre terre, nous la connaissons mieux que personne », indique-t-il.

Dans le pays, les combats font rage. Loin de relâcher la pression, les talibans accentuent leurs attaques sur les forces de sécurité afghanes.

kadi

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