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By SAtercom - Guinée

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(rfi.fr)Cinéma: «Solo» d’Artemio Benki, tuer le prodige et retrouver l’enfant.

 (rfi.fr)Cinéma: «Solo» d’Artemio Benki, tuer le prodige et retrouver l’enfant.

Repéré à Cannes, où il avait été choisi pour la section Acid en 2019, le documentaire d’Artemio Benki sort -enfin- sur les écrans ce mercredi 30 juin. Le film suit les pas d’un pianiste argentin, Martin Perino, enfant prodige qui explosa en vol au faîte de sa gloire, atteint de schizophrénie, et son retour à la musique, à la « normalité » après une longue hospitalisation en psychiatrie. Publicité

Silhouette massive, visage lourd et peu expressif, sauf lorsqu’il joue ou qu’il est question de musique, Martin Perino, alias Martucho ou el maestro pour ses proches, emplit l’écran. Le spectateur l’accompagne dans son retour à son domicile et ses retrouvailles avec le monde du dehors, avec ses anciens collègues musiciens, avec la scène et sa quête d’un piano. Un retour parfois fracassant comme lorsqu’il chute de son tabouret lors d’une réception pour laquelle il s’était préparé avec soin.

La caméra d’Artemio Benki (décédé en 2020), qui a passé de longs moments avec Martin Perino à Buenos Aires, le filme avec pudeur et empathie. Il rit de bon cœur lorsqu’un compagnon pensionnaire de l’hôpital, à qui il apprend le piano, lui demande de jouer Billie Jean de Michael Jackson que Martin ne connaît pas, et lui « transmet » la musique par imposition des mains sur le front. Il est heureux et chante à tue-tête sur la chanson de l’Andalou Joaquin Sabina, Ahora (Maintenant j’ai retrouvé l’âme que je n’avais pas, maintenant on frappe dans les mains de joie) après avoir retrouvé sa maison de famille. Émotion encore lorsqu’il interprète à un concert le morceau préféré de sa mère mourante ou lorsqu’il joue pour et avec la danseuse Soledad, une amie avec laquelle il compose une pièce pour piano et danse. https://player.vimeo.com/video/559955606

Sole, l’ami Luis, des malades du Borda et anciens patients, des musiciens, son psy… le pianiste solitaire est entouré d’une galerie de personnages. Martin Perino a passé quatre ans au Borda, hôpital psychiatrique célèbre de la capitale argentine notamment pour sa radio La Colifata, lancée au début des années 1990 par un médecin et devenue un modèle de thérapie ouverte sur le monde extérieur. On passe de longs moments dans le centre culturel de l’hôpital avec Martin au piano et des malades qui dansent sur sa musique. De cette bulle protectrice et foutraque, Martin aura du mal à s’extraire. Il a peur du dehors, de ne pas pouvoir affronter le réel, mais son projet, rejouer du piano, lui donne de la force. « Je veux jouer du piano, c’est une nécessité physiologique », explique-t-il.

Jouer partout et tout le temps

Et Martin joue partout : il joue mentalement, yeux fermés dans sa tête, ses petits doigts boudinés courent sur la terre au milieu des feuilles mortes, sur la table… On le voit penser ou vivre la musique qu’il crée – le morceau sur lequel il travaille s’appelle Enfermaria comme un composé de enfermera (infirmière) et de Maria (son idéal féminin)-, des moments aussi très intenses du film. Martin compose, joue et fume de la même manière, compulsive, comme si sa vie en dépendait et c’est le cas. Comme ses chaussures, d’un bon cuir mais lessivées et percées qu’il emporte chez le cordonnier, Martin veut croire qu’il a un futur. Qu’il arrivera, lui l’enfant prodige, à « tuer le prodige et retrouver l’enfant ». Et nous avec lui.

Buenos Aires: l'hôpital Borda de la capitale argentine est un établissement psychiatrique dans lequel le pianiste Martin Perino, personnage du documentaire Solo d'Artemio Benki, a passé plusieurs années.
Buenos Aires: l’hôpital Borda de la capitale argentine est un établissement psychiatrique dans lequel le pianiste Martin Perino, personnage du documentaire Solo d’Artemio Benki, a passé plusieurs années. © Nour Films

kadi

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