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(rfi.fr)Singapour: les travailleurs migrants face à la violence et privés de liberté par le Covid-19.

 (rfi.fr)Singapour: les travailleurs migrants face à la violence et privés de liberté par le Covid-19.

Singapour compte 5,8 millions d’habitants et parmi eux plus d’un million sont des travailleurs migrants. Des hommes et femmes en provenance de pays asiatiques plus pauvres comme l’Indonésie, les Philippines, le Bangladesh ou la Birmanie. Ils ont été durement touchés par la pandémie.  Publicité

De notre correspondante en Asie du Sud-Est, 

« Démasquez la violence. » C’est avec ce slogan qu’une récente campagne singapourienne a tâché d’alerter sur les abus grandissants commis envers les employées à domicile. Ces femmes qui travaillent comme nounou ou femme de ménage et dorment chez leurs employeurs, font régulièrement la Une des journaux singapouriens, parfois pour de funestes raisons.

Ainsi, la semaine dernière une Singapourienne a été condamnée à 30 ans de prison pour avoir torturé, affamé et tué son employée de maison birmane. Avant elle, une autre a également été incarcérée en mai pour avoir frappé son employée indonésienne, et l’avoir obligée à manger des disques de coton sales et des cheveux. 

Mais depuis la pandémie, si les violences ne cessent pas, il est plus difficile de les repérer et d’agir. Dans la vidéo réalisée par le directeur artistique Jay Liu et désormais diffusée, on peut voir une employée à domicile qui porte un masque de protection contre le Covid-19. Lorsqu’elle l’enlève pour manger, le spectateur découvre son visage tuméfié et peut lire ce chiffre qui provient du gouvernement singapourien : « 1 personne sur 7 a déjà été témoin d’une violence envers une employée à domicile. »

Cependant, depuis la pandémie, ce fléau s’est invisibilisé, constate Jaya Anil Kumar, de l’Organisation humanitaire pour les migrations économiques : « Beaucoup d’employées à domicile n’ont pas le droit d’utiliser leur téléphone quand leurs patrons sont chez eux. Or avec les confinements, les employeurs sont restés à la maison, et elles ont donc été encore plus empêchées et isolées. Elles étaient aussi sujettes à plus de stress, ce qui a découlé sur plus de violences. Et nous avons eu bien plus d’appels que d’habitude de femmes qui voulaient s’échapper des maisons de leurs patrons. »

Les travailleurs sur les chantiers très touchés

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Un autre type de travailleur migrant a également vu ses conditions de vie fortement détériorées par la pandémie : il s’agit de ces hommes œuvrant souvent sur les chantiers, qui vivent dans des dortoirs surpeuplés. Ce sont eux qui ont été les principales victimes du coronavirus, car leur logement étaient totalement incompatibles avec la distanciation sociale.

En décembre dernier, le gouvernement annonçait que 47% des habitants des dortoirs avaient vraisemblablement contracté le Covid-19 – après des tests sérologiques réalisés pour constater s’ils avaient développé des anticorps. Moins d’1% des Singapouriens avaient, eux, été infectés. 

Depuis le début de la pandémie, les travailleurs des dortoirs ont ainsi été considérés comme une population à part, car Singapour sépare les chiffres des dortoirs et du reste du pays quand elle annonce des nouveaux cas de coronavirus. Ces travailleurs ont été contraints d’obéir à des règles différentes du reste de la population. 

« Depuis le premier confinement, en avril 2020, ils n’ont pas été autorisés à quitter leurs dortoirs, rappelle Jaya Anil Kumar. Ils ne peuvent sortir que pour travailler ou se rendre dans un “centre récréatif” quelques heures par semaine. Différencier les chiffres dans les dortoirs et dans le reste de Singapour permet de ne pas considérer comme un problème de réduire leurs libertés à eux, avec ces interdictions plus sévères. Car si l’on ne séparait pas leur population en comptant les cas de Covid-19, il faudrait que les règles soient les mêmes pour tous. » 

Malgré tout cela, constate Jaya Anil Kumar, ces travailleurs migrants, qui représentent souvent un revenu conséquent pour leurs familles restées dans leurs pays d’origine, redoutent de devoir quitter Singapour car la situation économique et sanitaire est bien souvent pire chez eux. 

kadi

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