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(observateurcontinental)Nouvelle cartographie géopolitique dans les Caraïbes?

 (observateurcontinental)Nouvelle cartographie géopolitique dans les Caraïbes?

L’utopie serait le moyen de réaliser un rêve qui impliquerait dans sa puissance la faculté de devenir un acte concret, étant nécessaire de marcher le long du chemin marqué par François d’Assise: «Il commence par faire ce qui est nécessaire, puis ce qui est possible et du coup tu feras l’impossible». 

Ainsi, l’utopie serait la normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis, la destination finale d’un voyage marqué par le nécessaire (fin du blocus énergétique ) et ce qui est possible (suspension du blocus anachronique) jusqu’à atteindre ce qui semblait impossible (normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis). Dans ce contexte de recherche d’utopie, la demande du think tank Cuba Study Group (CSG) à l’administration Biden pour «un engagement diplomatique renouvelé avec Cuba» est encadrée. Ledit groupe d’analyse présidé par l’homme d’affaires Carlos Saldrigas représenterait la tendance modérée de la communauté cubano-américaine et serait composé d’éminents hommes d’affaires et militants politiques qui ont activement participé à l’amélioration des relations avec Cuba pendant la présidence Obama. 

Le chemin à parcourir sera marqué par les défis du règlement du blocus énergétique sur l’île, le retrait de Cuba de la liste des «Etats soutenant le terrorisme», l’abrogation de la loi Hemls-Burton et enfin, la suspension de l’anachronique blocus en vigueur depuis 1962, ce qui laisserait place à l’échange d’ambassadeurs et à la normalisation souhaitée des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Cependant, dans une interview à CNN, le conseiller de Joe Biden pour l’Amérique latine, le Colombien Juan González, a exclu un nouveau dégel avec Cuba et a assuré que «Joe Biden n’est pas Barck Obama dans la politique envers l’île» en même temps il a ajouté que «le moment politique a considérablement changé», ce qui démontrerait la myopie géopolitique de l’administration Biden qui pourrait générer un vide de résultats imprévisibles en pleine Guerre froide 2.0 entre les Etats-Unis et la Russie et qui pourrait finir par dessiner une nouvelle cartographie géopolitique en les Caraïbes. 

Ainsi, les relations de la Russie avec les pays de l’ALBA ( bloc régional latino-américain fondé par le Venezuela et Cuba) seront marquées par le pragmatisme économique et les accords bilatéraux de vente de produits militaires et de transfert de technologie vers les pays d’Amérique du Sud, dont la création d’un centre de technologie nucléaire serait un paradigme en Bolivie. De plus, la Russie négocierait l’installation de ses bases militaires avec Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, les Seychelles et Singapour avec l’objectif sans équivoque d’étendre le rayon militaire russe. Par conséquent, après la décision de Joe Biden de poursuivre l’endémisme du blocus, on pourrait assister à un rapprochement géopolitique entre Cuba et la Russie qui aboutirait à la signature d’un nouveau traité de collaboration militaire cubaine avec la Russie (rappelant le Pacte secret signé en 1960 à Moscou entre Raúl Castro et Khrouchtchev) et cela inclurait l’installation d’une base radar dans la base militaire abandonnée de Lourdes pour écouter confortablement les murmures de Washington, pouvant rééditer la crise des missiles (octobre 1962). 

Germán Gorraiz López, analyste politique

houssainatou

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