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By SAtercom - Guinée

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(rf.fr)Augmentation du nombre de réfugiés: «Au Sahel, il y a une combinaison de causes»

 (rf.fr)Augmentation du nombre de réfugiés: «Au Sahel, il y a une combinaison de causes»

Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés Filippo Grandi est l’invité de RFI ce mercredi 7 juillet. Il revient sur les différentes zones du continent africain où le nombre de réfugiés est en hausse. Inquiet du nombre croissant de déplacés internes, notamment au Sahel, il plaide en faveur d’une augmentation des solutions politiques pour résoudre les conflits qui provoquent ces mouvements de populations. Publicité

RFI : Au Sahel, est-on en train d’assister à une accélération des déplacements de populations en raison des activités terroristes, où est-ce que la situation reste relativement stable ?

Filippo Grandi : Le Sahel nous préoccupe énormément. Ça reste une des régions les plus fragiles au monde, et une vigilance extrême est nécessaire, ainsi qu’une action plus concertée de la communauté internationale. Les problèmes sont clairs, il y a une combinaison de causes : il y a les effets des changements climatiques qui impactent les ressources des populations de la région, ce qui augmente les tensions ethniques, notamment entre les différentes communautés. Ceci est exploité par des groupes terroristes dans une situation où les gouvernements sont souvent très faibles, et où il y a un vide de services de sécurité. Donc c’est un cocktail vraiment très dangereux mais les interventions sécuritaires, qui vont être ajustées dans les prochains mois, doivent être complémentées par une action plus déterminée pour soutenir le travail des États et les renforcer, ainsi que pour renforcer le développement, l’éducation, l’emploi … Tout cela est nécessaire pour contrecarrer l’influence des groupes armés et de la violence.

Après une période électorale extrêmement difficile en République centrafricaine, au mois de décembre dernier, le pays semble être en proie à une recrudescence des violences envers les populations, mais aussi les humanitaires. Que peut-on faire pour que la situation s’améliore ?

Il s’agit toujours des mêmes problèmes, de tensions ethniques qui sont augmentées par des facteurs externes : déficit en développement, souvent effet catastrophique des changements climatiques et faiblesse des institutions gouvernementales en dehors des capitales. J’ai visité pour la dernière fois Bangui en décembre 2019, donc avant la pandémie, c’était un moment où les choses semblaient progresser de manière plus positive. Le grand nombre de réfugiés à l’extérieur –on s’occupe de cela– dans les pays voisins et des déplacés internes est en train de se réduire, mais avec les tensions politiques autour des élections qu’on a vues l’année passée, ce déplacement a augmenté de nouveau. Alors espérons que maintenant la situation semble relativement plus stable mais c’est très fragile, et vous savez, c’est aussi très compliqué de mobiliser des ressources. Ce sont des crises qui ne font pas la une, l’Europe pense qu’elle est le centre de la crise des réfugiés, quand en réalité tous les réfugiés sont à l’extérieur de l’Europe, donc c’est très difficile de mobiliser des ressources pour des crises dont personne ne parle.

En Libye, et alors que l’Union européenne dit vouloir durcir l’accès au vieux continent, Médecins sans frontières a annoncé quitter deux centres de détention près de Tripoli à cause de la surpopulation et des violences à l’intérieur de ces centres. A quel niveau une solution peut être trouvée pour la question de ces migrants ?

Je pense que MSF a bien saisi la question, parce qu’on avait fait des progrès jusqu’à l’année passée, beaucoup de centres de détention – du moins les centres officiels – avaient été vidés et on avait commencé à travailler avec les autorités locales. Avec beaucoup de peine certes, mais on avait commencé à travailler à des solutions en dehors de ces centres de détention, pour essayer d’intégrer ces migrants et ces réfugiés dans des communautés locales, leur trouver des emplois, accès aux services, etc. Malheureusement, dans les derniers deux/trois mois, on a vu une recrudescence des tendances contraires. Donc une augmentation de nouveau de la population dans les centres de détention, où nous le savons, les abus et l’exploitation sont terribles. De plus, l’Europe a beaucoup renforcé les garde-côtes libyens (ce qui n’est pas en soi négatif) mais comme c’est la seule institution qui a été renforcée, le résultat est qu’ils interceptent des gens qui essayent de fuir la Libye vers l’Europe et qu’ils les ramènent en Libye puis les remettent dans des centres de détention, donc c’est un cercle vicieux. S’il faut renforcer les institutions libyennes, il faut toutes les renforcer, et j’espère qu’avec le nouveau gouvernement d’unité nationale et si les élections se produisent –tout cela c’est beaucoup de « si »- mais si tout cela procède, on aura la chance vraiment d’essayer de gérer mieux les flux migratoires à l’intérieur de ce pays, ce qui est un préalable fondamental pour régler aussi mieux le flux de populations vers l’Europe.

kadi

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