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By SAtercom - Guinée

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(rfi.fr)JO de Tokyo: Rose Nathike Lokonyen, la voie olympique des réfugiés.

 (rfi.fr)JO de Tokyo: Rose Nathike Lokonyen, la voie olympique des réfugiés.

Pour la deuxième fois dans l’histoire des Jeux olympiques, une équipe internationale de réfugiés va participer à la compétition internationale. Au Kenya, quatre athlètes ont été sélectionnés pour en faire partie. La jeune athlète Rose Nathike Lokonyen va courir le 800 mètres pour sa deuxième participation. Originaire du Soudan du Sud, elle est réfugiée au Kenya depuis 2002. En attendant son départ pour le Japon, elle s’entraîne sur les hauteurs de Ngong, à 25 km de Nairobi. Publicité

De notre correspondante à Nairobi, Albane Thirouard

C’est sous l’œil attentif de ses entraîneurs que court la jeune athlète de 28 ans. Au programme ce matin : 6 fois 200 mètres en fractionné. Si aujourd’hui Rose Nathike Lokonyen enchaîne les accélérations avec souplesse, elle a commencé l’athlétisme tard. Bien après son arrivée au Kenya en 2002.

Née au Soudan du Sud, elle a fui son pays à huit ans, lorsque son village a été attaqué. « Moi, ma famille et quelques voisins, on a réussi à s’enfuir. On a mis deux jours pour rejoindre une ville des environs qui s’appelle Chukudum. De là, on a pu monter dans un camion pour rejoindre Nadapal, à la frontière entre le Soudan du Sud et le Kenya. On est restés là pendant quelques semaines en attendant que le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés viennent nous chercher. »

La jeune fille et sa famille sont ensuite arrivés au camp de réfugiés de Kakuma, au nord du Kenya. C’est là-bas qu’elle a commencé à courir. Au départ fan de football, ses professeurs de lycée l’encouragent à participer à un dix kilomètres en 2015. Elle décroche la deuxième place, ce qui lui permet d’intégrer le centre d’entraînement créé par l’ancienne marathonienne Tegla Loroupe, à Ngong.

L’émotion à Rio

Elle ne le réalise pas encore, mais l’objectif est de participer aux Jeux olympiques l’année suivante, à Rio. « Je ne savais même pas ce que c’était que les Jeux olympiques. C’était la première fois que j’en entendais parler. Quand on est arrivés au centre d’entrainement, ils ont dû tout m’expliquer. Puis ils nous ont dit qu’on allait aller à Rio, au Brésil. Moi je pensais que c’était le nom d’un endroit à Nairobi, pas que c’était sur un autre continent ! », se rappelle-t-elle.

C’est ainsi que Rose Nathike Lokonyen intègre la première équipe internationale de réfugiés à participer aux Jeux olympiques. En 2016, elle a même mené leur entrée dans le stade en portant le drapeau olympique. Ce moment, elle s’en souvient avec émotion : « Quand les micros ont crié : “Et maintenant l’équipe de réfugiés entre dans le stade Maracaña”, on a été applaudis par tous les pays. Ça nous a fait sentir qu’on était tous des êtres humains et qu’on pouvait, nous aussi en tant que réfugiés, faire ce que les autres font. »

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Ses entraîneurs sont unanimes : depuis 2016, la jeune athlète n’a fait que s’améliorer. « Elle a vraiment progressé. La dernière fois à Rio, elle a couru le 800 m en 2 minutes 16 secondes, mais je pense que cette fois elle peut le faire en 2 min 03 ou 2 min 06 » espère Joseph Domongole, qui va partir avec l’équipe à Tokyo. « Rose est une très bonne athlète, son entraînement se passe bien. Elle est bien préparée maintenant. Elle a confiance en elle. Elle est de nature très positive, à propos de tout. J’ai foi en elle et je sais qu’elle peut même nous ramener une médaille ! », renchérit l’entraîneuse Sarah Kiwanuka.

Un entrainement compliqué par la crise sanitaire

Pourtant l’entraînement n’a pas été facile. Suite aux mesures sanitaires au Kenya, le centre de Ngong est resté fermé jusqu’en avril. Rose Nathike Lokonyen a alors été forcée de retourner à Kakuma, ce qui a freiné son entraînement. Mais la Sud-Soudanaise n’est pas de nature à se décourager facilement. Positive, elle se dit même prête pour Tokyo.

Très humble, elle ne parle pas facilement d’elle-même. Elle n’évoque pas spontanément par exemple sa participation aux championnats du monde à Doha en 2019, où elle a pourtant enregistré son record personnel sur 800 mètres : 2 minutes 13. À la place, elle préfère défendre la cause des réfugiés : « Devenir une athlète a changé ma vie et a fait de moi qui je suis aujourd’hui. Alors maintenant, je veux donner en retour, surtout auprès des jeunes réfugiés. J’espère leur insuffler de l’espoir, qu’ils puissent avoir comme exemples tous les réfugiés qui ont participé aux Jeux Olympiques. »

Alors, depuis sa sélection à Rio, Rose Nathike Lokonyen multiplie les conférences à travers le monde. Quand on lui parle de l’après-compétition, elle n’a qu’une idée en tête : promouvoir le sport auprès des réfugiés, pour que d’autres puissent suivre sa voie.

►À lire aussi : Reportage –  Au Kenya, une équipe de réfugiés s’entraîne pour les Jeux olympiques de Tokyo

kadi

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