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(rfi.fr)JO de Tokyo: Paul Daumont, le cycliste burkinabè prêt pour les routes nippones.

 (rfi.fr)JO de Tokyo: Paul Daumont, le cycliste burkinabè prêt pour les routes nippones.

Paul Daumont est un jeune cycliste burkinabè qui participera aux Jeux olympiques de Tokyo. Il est actuellement le plus grand espoir du cyclisme en Afrique de l’Ouest et centrale. Publicité

Dès le premier jour des Jeux olympiques, il sera en piste ou plutôt sur route. À quelques dizaines de kilomètres au sud-ouest de Tokyo, Paul Daumont, 21 ans dont à peine 4 sur un vélo de course, s’élancera pour l’épreuve en ligne la plus relevée et la plus importante de sa vie.

Il y pense tous les jours : « On commence à ressentir la pression et en fait l’immensité de l’événement. C’est un immense privilège. Ce n’est que maintenant que je me rends compte de l’importance de ma sélection parce qu’en 2016 par exemple, je n’avais pas encore commencé le vélo lors des derniers Jeux olympiques. Et me dire qu’en 2021, je serai au départ de cette course aux côtés des plus grands champions de la décennie avec mon maillot national sur les épaules, c’est vraiment un honneur. »

Tour du Bénin remporté et meilleur sprinteur du tour du Cameroun

Un honneur avant, et il espère aussi du plaisir en participant à cette course. Cette année tout en préparant à Ouagadougou sa licence en management et marketing, il s’est entraîné comme il pouvait avec détermination, courage et volonté.

Et cela a payé puisqu’il remporte la victoire sur le tour du Bénin en mai puis deux étapes sur le tour du Cameroun début juin. Il est maillot vert de meilleur sprinteur en prime. Ces résultats sont bons pour la confiance avant de se mesurer aux plus grands et impressionnants.

« Il ne faut pas que ce soit un choc trop important. Parce que pour un coureur amateur comme moi, qui court en Afrique principalement, se retrouver avec les meilleurs coureurs mondiaux, faut pas que je sois trop impressionné parce que cela peut affecter ma performance, explique-t-il. Je peux être intimidé donc j’essaie de me préparer au mieux psychologiquement. J’espère que cela peut m’aider à rester naturel et à aborder la compétition le plus sereinement possible. » https://www.facebook.com/v11.0/plugins/post.php?app_id=&channel=https%3A%2F%2Fstaticxx.facebook.com%2Fx%2Fconnect%2Fxd_arbiter%2F%3Fversion%3D46%23cb%3Df2af9d19dfdc864%26domain%3Dwww.rfi.fr%26origin%3Dhttps%253A%252F%252Fwww.rfi.fr%252Ff33d90795a65cde%26relation%3Dparent.parent&container_width=0&href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fpaul.daumont.1%2Fposts%2F4159500994119716&locale=fr_FR&sdk=joey&show_text=true&width=500

Humble, respectueux et posé, Paul Daumont est un grand garçon longiligne au sourire franc et aux mots choisis. Il est un coureur complet et est considéré comme le plus grand espoir d’Afrique de l’Ouest et du centre.

Laurent Bezault, conseiller Afrique pour l’Union Cycliste internationale (UCI) confirme : « Alors ça, c’est sûr. C’est quelqu’un qu’il faut continuer à suivre. Moi, j’espère que quand il va terminer cette année, et on en a déjà discuté, que dès 2022 donc il puisse intégrer un bon club de division nationale en France ou faire une année au centre mondial du cyclisme à Aigle en Suisse. Ou lui trouver peut-être une équipe continentale. Je pense qu’il y a une belle opportunité pour cette région d’Afrique avec Paul. Donc c’est sûr que pour lui, les Jeux olympiques vont être une superbe expérience et une nouvelle marche qu’il va franchir dans sa progression. »

Que de chemins parcourus depuis sa naissance à Bangui d’un père français et d’une maman centrafricaine.

Vers une échappée sur les routes japonaises

Paul a sillonné le continent dans les valises d’un papa logisticien : Cameroun, Congo, Tchad, Togo, Côte d’Ivoire et enfin le Burkina et Bobo Dioulasso… Aujourd’hui, il voyage seul. Son père Xavier est fier.

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« C’est une grande fierté de se dire que l’on a réussi l’éducation que l’on voulait lui donner. Je suis à la retraite et je suis resté en Afrique pour lui, raconte son père Xavier Daumont. Pour pouvoir l’accompagner dans sa progression ici au Burkina. Bien sûr, un jour, il va partir. Ça, c’est normal. C’est même mon souhait qu’il puisse aller intégrer une équipe en France ou en Europe. »

Partir pour progresser et continuer à rêver… Pour cela, Paul, pour l’heure, se voit faire une échappée sur les routes japonaises.

« Bien sûr, une échappée sur les jeux Olympiques, ce serait vraiment formidable ! Pouvoir passer à la télé, d’être dans une échappée… ou être encore présent dans le final, même si on ne remporte pas de médaille. Ce serait déjà énorme et ce serait un immense tremplin. »

Et après la course, Paul connaît son programme. S’il y est autorisé, il ira direction l’athlétisme pour soutenir son compatriote Fabrice Zango, roi du triple saut.

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kadi

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