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By SAtercom - Guinée

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(Guineenews.org)Ramadan sur terrain de coronavirus : la complainte des femmes qui cherchent de l’eau

 (Guineenews.org)Ramadan sur terrain de coronavirus : la complainte des femmes qui cherchent de l’eau

Dire que des femmes s’épuisent à trouver de l’eau, en ce mois saint de ramadan, couplé de coronavirus, est une vérité de la Palice. Il suffit de faire un tour dans les quartiers, en haute banlieue, pour s’en convaincre. On les voit là, accompagnées d’une ribambelle d’enfants des deux sexes, déambuler le long des ruelles poussives, avec divers récipients en mains (bidons, seaux et bassines), en direction des points d’eau publics, s’il y en a, ou des demeures de particuliers qui disposent de forages.

Ces mouvements incessants de va et vient se répètent chaque jour. A première vue, l’apparence qui s’en dégage donne à croire qu’il s’agit de quelque chose de très ordinaire, à la limite du déjà-vu. Hélas, il n’en est rien. Dans ce semblant de normalité, se trouve enfoui un véritable calvaire, une série de corvées harassantes. Pour le comprendre, il faut le vivre soi-même ou s’y intéresser de près.

C’est justement dans cet ordre d’idées que nous avons interpellé une dame, parmi celles qui vivent le phénomène au quotidien. Nous l’avons rencontré sur le chemin d’un point de forage. Elle semblait perplexe. Partagée qu’elle est, entre son inquiétude à manquer d’eau, en nous parlant et le désir de nous livrer un pan de sa misère. C’est cette seconde variante qu’elle a choisie pour nous décrire la vie pénible qu’elle mène et toutes les difficultés qui assaillent les femmes de son quartier, à se procurer de cette denrée vitale.

Ce qu’elle a pu nous dire a été profondément marquant. Tant l’émotion qui s’en dégage est intense. Jugez-en plutôt : « la vie est bien pénible pour nous les femmes. Surtout pendant ce mois béni de ramadan. Il fait chaud et les temps sont durs. Nous le ressentons profondément. Il y a le jeun, et il y a le marché qui est inaccessible. Ajoutez à cela le coronavirus et les restrictions qu’il entraîne. Cela réduit le champ de la prospérité pour tout le monde et les difficultés à vivre sont accrues. Les femmes en souffrent plus.

Dans notre quartier, les puits sont à sec. Cela fait bien une décennie que l’eau ne coule plus aux robinets. Justement, notre calvaire vient de là. C’est connu, nul ne peut vivre sans eau. Chez nous ici, on n’en trouve que dans les forages du temps du CNDD, ou dans ceux que les particuliers ont construit à leur domicile. Nous adaptons notre quotidien à cette réalité.

Vous savez, les besoins en eau varient en fonction de l’effectif familial. Les récipients les plus prisés, les plus commodes pour le transport et la conservation de l’eau, sont les bidons plastiques. Vous en verrez, qui en possèdent jusqu’à vingt et plus, pour couvrir leurs besoins domestiques : boisson, toilette, repas, vaisselle, lessive, etc.

Pour avoir de l’eau, nous comptons sur la générosité des propriétaires de forage. L’eau n’est fournie que les matins et les soirs. Il faut pour cela, se mettre en rang et attendre son tour. S’il se trouve qu’on est trop pressé et qu’on n’a pas de suppléant, alors on s’engage au final à faire le tour du quartier à la recherche d’un autre point de forage, sans savoir ce qui nous y attend.

Dans tout ce processus, iI y a le transport des récipients remplis, qu’il faut prendre en compte.

Imaginez une dizaine de bidons voire plus, que nous sommes obligées de ramener à la maison, un par un, à défaut d’avoir des jeunes gens pour le faire. Par des ruelles difficiles d’accès, qui montent et descendent sans arrêt.

Mais il y a pire. De tous les désagréments et malheurs qui peuvent nous tomber dessus, celui que nous réprouvons le plus, c’est la coupure de courant. Heureusement que cela est devenu rare à présent. Quand cela se produit, toutes les opérations de pompage s’arrêtent. Cela entraîne des retards dans la distribution et si c’est la nuit, son interruption définitive, jusqu’au lendemain. Et nous rentrons sans eau !

Imaginez les souffrances qu’il y a dans tout ce que je vous ai dit. Pendant ce ramadan, il arrive même que nous ne soyons pas à l’heure pour couper le jeun ou pour la nâfîla. Ce qui signifie que nous n’avons pas assuré le service recommandé par la religion auprès de nos époux et de nos familles.

Mais, que voulez-vous, il faut de l’eau, pour vivre !

Vous aurez noté aussi que nulle part dans mes propos, je n’ai évoqué les mesures barrières contre le coronavirus. Hélas, dans cette course effrénée et laborieuse, il n’est pas évident que toutes les femmes en tiennent absolument compte. Par contre, ce qu’elles n’auront point oublié, c’est l’heure du couvre-feu qui les oblige à finir leur corvée d’eau dans les délais prescrits. »

houssainatou

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